Startups · 23/04/2026

Deeptech vs SaaS : pourquoi les fondateurs français changent de cap

Le SaaS B2B n'est plus l'eldorado unique. De plus en plus de fondateurs se tournent vers la deeptech.

Deeptech vs SaaS : pourquoi les fondateurs français changent de cap
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Pendant une décennie, le modèle était clair : lancer un SaaS B2B, atteindre le product-market fit, lever en Série A. En 2026, cette recette ne suffit plus. Un nombre croissant de fondateurs bifurquent vers la deeptech.

Le SaaS face à ses limites

La saturation du marché SaaS B2B est réelle. Les coûts d'acquisition explosent, les taux de churn augmentent, et les multiples de valorisation ont été divisés par trois. Les investisseurs veulent de la propriété intellectuelle défendable.

L'appel de la souveraineté

Le plan France 2030, doté de 54 milliards d'euros, fléche massivement vers la deeptech : quantique, hydrogène, semi-conducteurs, IA souveraine. Les fondateurs qui maîtrisent une brique technologique critique bénéficient de financements publics substantiels via Bpifrance.

Des profils qui changent

On voit émerger des fondateurs issus de la recherche qui n'auraient jamais envisagé l'entrepreneuriat il y a cinq ans. Les dispositifs comme le SATT ou les conventions CIFRE ont fluidifié le passage du labo au marché. Pasqal, Exotrail, Greenerwave construisent des avantages compétitifs impossibles à répliquer.

Un modèle plus patient, mais plus solide

La deeptech impose un temps long : 3 à 5 ans avant les premiers revenus significatifs. Mais les barrières à l'entrée sont élevées. Les fonds spécialisés comme Quantonation ou Elaia acceptent des horizons de sortie plus longs. Le potentiel de création de valeur est considérable.
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